Dès août 2026, la loi Climat et Résilience rendra obligatoire l'intégration d'au moins un critère RSE dans les appels d'offres publics, marquant la fin de la prédominance du prix seul. Les acheteurs publics pourront évaluer le coût global (cycle de vie, impact environnemental) ou définir une pluralité de critères incluant le prix, mais toujours en considérant les aspects environnementaux.
Cette échéance imminente (moins de 16 mois) requiert une préparation rapide des entreprises souhaitant accéder aux marchés publics. La fourniture de preuves tangibles de leur engagement RSE deviendra essentielle, les critères RSE se positionnant comme des facteurs clés de différenciation. Initier une démarche RSE prend du temps (8 à 12 mois), d'où l'urgence d'anticiper.
Un critère RSE évalue la performance sociétale et environnementale d'une entreprise (énergie, environnement, inclusion, emballages, économie circulaire). Les entreprises devront maîtriser ces critères variés pour répondre aux exigences des acheteurs publics, qui les définiront librement en lien avec l'objet du marché.
Anticiper cette obligation est une opportunité stratégique, impliquant un diagnostic approfondi des pratiques. La RSE offre un avantage concurrentiel, y compris auprès du secteur privé, ouvre de nouveaux marchés, stimule l'innovation et réduit les risques. Cette évolution vers des achats intégrant la RSE est une démarche bénéfique, préfigurant une généralisation à tous les marchés publics d'ici 2030.